Ce soir j'ai pas l'moral.
Une heure. Au moins.
Une heure que les larmes ruissèlent sur mes joues. Que je vois flou.
Les idées se précipitent et se bousculent dans ma tête. Je ne sais plus quoi penser. Encore moins quoi faire. Alors je continue à pleurer. A me demander pourquoi. Pourquoi tout est ainsi.
Et pas autrement.
Pourtant j'ai beaucoup de choses qui devraient me combler, me rendre heureuse.
Pas tout. Mais pas mal de choses quand même. C'est vrai. J'ai des parents super chouettes. Deux adorables petites soeurs auxquelles je tiens plus que tout. Des amis extraordinaires avec qui partager des instants de folie. Un amoureux que j'aime et qui m'aime. Je crois. Des notes plus que satisfaisantes. Un peu d'argent dans mon porte-monnaie. Un bon bouquin sur ma table de chevet. Et mon Ipod dans mon sac.
Mais alors qu'est-ce qui m'empêche d'être heureuse ?
Suis trop sotte pour me contenter de ce que je possède ? Peut être. Probablement.
Insatisfaite. Je suis une insatisfaite. Car je me sens seule. Délaissée. Malgré ce que j'ai.
Ma perpétuelle insatisfaction m'interdit l'accès au délicieux concept du BONHEUR.
Oui. Mais l'indifférence de ceux que j'aime me pèse. Me blesse. M'enfonce.
Bien plus profond que je ne le suis déjà.
Je n'en peux plus de devoir leur sourire alors que l'envie de crier me ronge. Je n'en peux plus de courir alors que marcher m'est pénible. L'hypocrisie dont je fais preuve pour eux m'insupporte. Me dégoûte. La vue. Non. L'idée même de leur joie royalement affichée me donne la nausée. Le son de leurs rires m'inflige d'affreux bourdonnements.
Ne me voit-ils donc pas ?
Abandonnée ...
Cette journée qui devait être formidable n'est finalement que géniale. Pourquoi ? J'avais ni la force ni le moral. Seulement voilà, je n'étais pas seule à cette fête. D'autres ont su s'amuser pour moi. Merci à eux.

